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A quoi je sers ? Le transgénérationnel en psychanalyse corporelle

A quoi je sers ? Le transgénérationnel en psychanalyse corporelle

Auteur : Catherine Berte

Prix habituel €21,00 EUR
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Promotion Épuisé
Taxes incluses.

Un livre étonnant qui met un éclairage nouveau sur nos transmissions familiales.

En psychanalyse corporelle, le corps atteint un tel niveau de revécu personnel qu’il donne aussi accès aux indices d’une transmission transgénérationnelle.

Cette technique permet une réconciliation en profondeur avec notre histoire pour ne plus en souffrir.

Date de parution :

Nombre de pages :

ISBN : 9782805208089

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    Catherine Berte présente le plus touchant de cette transmission familiale. 

    Dans cette recherche si particulière par le corps elle s’appuie sur de nombreux témoignages concrets, 

    Ce parcours de 20 ans l’a emmenée dans les mécanismes de transmission familiale accédant à l’incroyable réconciliation qui a lieu lorsque le corps a tout livré de l’innocence de l’enfant mais aussi de l’innocence du bourreau de l'histoire ! Dans cette expérience, un jour tout prend sens dans ces événements qui ont forgé la personnalité et tout s’apaise !

    Ce livre, à travers de nombreux cas, dévoile une touchante rencontre avec l’histoire, avec l’enfant  dans la transmission d’un mandat transgénérationnel.

    L’enfant est plongé dans une répétition familiale si douloureuse qu’il prendra une décision qui le coupera d’une part de lui‑même pour moins souffrir. Cette construction si douloureuse pour l’enfant grave aussi une mémoire d’un autre futur possible car en prenant sens dans une mémoire familiale tout notre présent et tous nos blocages  s’éclairent et ouvrent la piste de notre place unique, de notre mission de vie pour résoudre la lignée familiale et son mandat transgénérationnel.

    Extrait :  

    Au sixième niveau de lapsus corporel, le corps atteint cette sincérité où il incarne le conflit psychique vécu par l’enfant entre les deux forces opposées propres à chaque traumatisme. Dans cet instant particulier, le psychisme est tiraillé dans un choix impossible… et le corps, lui, a accès aux deux facettes de l’enfant, baignant dans sa spontanéité, son audace, sa force, etc…

    Percevoir pour quoi ou pour qui l’enfant renonce à ce versant, nous l’avons dit, permet d’apaiser l’histoire. Mais ce revécu héroïque est un cadeau doublement précieux car c’est aussi par le corps que l’on accède à ce versant perdu. Cette perception physique nous donne ainsi la piste de ce que nous avons à réinstaller dans l’ordinaire de nos vies.

    De nouveau, évoquons un témoignage, celui de Myriam pour toucher du doigt cette reconquête du plein potentiel personnel.

    « Dans les niveaux les plus profonds de ma psychanalyse, j’ai retrouvé ma petite enfance - deux mois après ma naissance – Un matin précis, au moment du bain, j’ai pu vivre à quel point ce bébé était sensuel et profondément aimant. Comme cet amour était simple et pur dans les bras de mon papa.

    Dans le même instant, j’ai senti ma maman tellement épuisée et triste. J’aurais voulu qu’elle soit avec nous dans cette tendresse spontanée. Juste au moment où elle est en train de me langer, je fais pipi et cela coule sur mon ventre… c’est chaud et doux ! Je sens bien que ma maman est furieuse. Elle est humiliée par ce pipi qu’elle est réduite à essuyer alors que moi je suis dans le plaisir de cette caresse tiède ! Elle retrouve une vieille situation où petite déjà elle était contrainte à l’entretien de toute la maisonnée alors que ses frères avaient droit aux loisirs… A ce moment-là, oui, elle est devenue folle, elle frotte mon ventre et mon sexe de plus en plus fort pour y effacer toute trace de plaisir.

    Bien sûr cette toilette est trop rude, mais j’ai surtout l’impression d’exploser entre les élans de la petite fille sensuelle, vivante et le refus de ma maman pour tout ce plaisir. 

    Je suis devant un choix délirant : soit devenir un être de devoir sans plaisir pour ne pas perdre ma mère, ou choisir le plaisir si vivant, si naturel pour le petit bébé (mais alors je perds ma maman). 

    Cet instant est déchirant, je l’aime tellement cette maman, elle est ce que j’ai de plus cher au monde. Je ne veux surtout pas la perdre. 

    Et de l’autre côté, il y a toute cette sensualité, ce plaisir auquel il faudrait renoncer. Dans une seconde fulgurante, je choisis le monde de ma maman pour ne pas la perdre. Je choisis de devenir la femme de devoir, même s’il me faut renier le plaisir.

    Comme toute ma vie s’explique par cette sentence ! Jusqu’à l’échec de mon couple où j’étais incapable de rien ressentir… un couple conventionnel, finalement raide et intenable.

    Je suis profondément touchée aussi de voir combien j’ai inculqué le même message à ma fille : le sens du devoir, envers et contre tout plaisir ! 

    Peu à peu, c’est une véritable rééducation au plaisir qui a lieu dans ma vie, au travail comme à la maison. Je ne peux rien changer à mon histoire, mais aujourd’hui quand sa répétition me saute aux yeux, cela devient un rendez-vous complice avec la vie, avec une « en-vie » que je peux concrétiser dans l’instant. 

    Cela change vraiment tout mon quotidien, cela réveille une femme vivante et même sensuelle. 

    Je traite toujours des piles de dossiers, efficace, mais joyeuse. 

    Dernièrement, quand on m’a ramené dix dossiers « urgents », j’ai bien sûr froncé les sourcils en serrant les épaules sans rien dire : le rendez-vous était là ! Tout naturellement, j’allais encore assumer en femme de devoir sans plaisir. Alors j’ai posé mon stylo, respiré un bon coup et en me servant une tasse de café, j’ai demandé des nouvelles de ses enfants au commis qui m’avait apporté les dossiers, nous avons papoté deux minutes puis j’ai terminé mon café avant de reprendre posément le travail. 

    J’avais le cœur léger d’avoir pris cette pause, les arguments me venaient naturellement pour chaque dossier et finalement j’ai terminé ma journée sans heure supplémentaire, heureuse de sortir, heureuse de me balader en rentrant et de retrouver ma fille. Aujourd’hui, nous sommes deux complices sans pareille dans nos après-midis de détente à improviser des dégustations de glace ou cocktails de fruits.

    Le plus beau cadeau de ma psychanalyse corporelle, c’est d’avoir appris qu’à chaque douleur du présent, je suis conviée à retrouver la fillette si vivante d’avant ce traumatisme, en apprenant à vivre, tout simplement, et à savourer le délice de l’instant choisi, libre du passé. »  

    Informations supplémentaires sur le produit

    Hauteur (en cm)1
    Largeur (en cm)14
    Longueur (en cm)21